Greffe de gencive

Une dent qui paraît plus longue qu’avant, un collet sensible au froid, une racine qui apparaît là où la gencive s’arrêtait. Ces signes peuvent correspondre à un retrait de la gencive, appelé récession gingivale. C’est l’un des motifs qui relèvent de la parodontologie. L’examen permet de préciser s’il s’agit bien d’une récession et d’en apprécier l’étendue.

Un retrait de gencive n’est pas toujours à traiter, et il ne se corrige pas toujours par une greffe. Rechercher ce qui a pu y contribuer fait partie de la démarche. Agir sur l’aspect seul laisserait en place ce qui a favorisé la situation. Lorsqu’une greffe est discutée, l’objectif est un contour de gencive qui s’harmonise avec celui des dents voisines.

Pourquoi la gencive se retire-t-elle ?

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à une récession, et ils peuvent se combiner chez une même personne :

  • La façon de se brosser les dents : une pression trop appuyée ou un mouvement inadapté peuvent solliciter la gencive de façon répétée.
  • L’épaisseur des tissus : elle fait partie des caractéristiques examinées, car elle peut intervenir dans la façon dont la gencive réagit aux sollicitations.
  • La position de la dent sur l’arcade, et l’os qui la recouvre à cet endroit.
  • Une inflammation installée dans les tissus qui entourent la dent.
  • La présence d’un frein ou d’une bride qui tire sur la gencive lors des mouvements.

Ces facteurs pèsent différemment selon les situations. La présence de l’un d’eux ne suffit pas à déterminer l’origine de la récession. L’examen aide à rechercher ceux qui ont pu y contribuer.

Faut-il traiter une récession ?

Pas systématiquement. Une récession peut rester stable, et la surveiller est alors une conduite légitime. Cette retenue fait partie de notre façon de travailler : une intervention se discute lorsqu’elle peut apporter quelque chose à votre situation.

Plusieurs éléments sont évalués pour orienter la décision. La sensibilité éventuelle de la racine exposée, l’épaisseur du tissu restant et l’évolution constatée d’un contrôle à l’autre en font partie. La gêne que vous ressentez et un éventuel projet de soin dans cette zone comptent aussi.

Les facteurs qui ont pu contribuer au retrait sont pris en compte. Selon ce que montre l’examen, ils sont traités avant l’intervention ou dans le cadre du projet retenu avec vous.

Qu’est-ce qu’une greffe de gencive ?

Une greffe de gencive consiste à apporter du tissu là où il manque. Elle vise à renforcer la gencive et, selon les situations, à recouvrir tout ou partie de la racine exposée.

Elle peut poursuivre deux objectifs qu’il est utile de distinguer. Le premier est protecteur : apporter du tissu là où il est devenu fin. Le second est le recouvrement de la zone dénudée, qui n’est pas toujours envisageable dans la même mesure.

L’état des tissus autour de la dent fait partie des éléments utilisés pour apprécier les possibilités et les limites du geste. Ces deux objectifs ne vont pas nécessairement ensemble. Une greffe peut être envisagée pour protéger sans qu’un recouvrement complet soit attendu. Ce point doit être clair avant de commencer.

Que faut-il évaluer avant ?

Les facteurs associés à la récession. Leur recherche fait partie de l’évaluation de l’intérêt éventuel du geste.

L’état des tissus autour de la dent. L’épaisseur du tissu restant, la hauteur de gencive disponible et l’état des tissus entre les dents sont examinés. Ils servent à apprécier les possibilités et les limites du geste.

L’état de santé de la bouche. Une inflammation, un dépôt installé ou une atteinte des tissus de soutien sont évalués. Ils sont pris en charge selon ce que montre l’examen.

Vos habitudes. La technique de brossage et le tabac sont pris en compte dans la décision comme dans le suivi.

Ce que vous en attendez. Une gêne à l’aspect, une sensibilité au quotidien ou l’inquiétude de voir la situation évoluer ne conduisent pas aux mêmes réponses. Cet échange fait partie de l’évaluation.

Quel résultat peut-on attendre ?

Une greffe de gencive vise à renforcer les tissus. Selon les situations, elle vise aussi à recouvrir tout ou partie de la racine exposée. Le recouvrement envisageable s’apprécie à partir de l’état des tissus autour de la dent. Il ne peut pas être annoncé à l’avance.

Le résultat recherché est un contour de gencive qui s’harmonise avec celui des dents voisines. Quelques points méritent d’être connus. Le résultat s’apprécie au cours du suivi. L’aspect de la zone greffée peut différer de celui de la gencive voisine, en teinte comme en texture. Enfin, une greffe ne met pas à l’abri d’une nouvelle récession. C’est le cas si les facteurs qui ont contribué à la première persistent. C’est la raison pour laquelle ces facteurs sont pris en compte dans le projet.

Aucun résultat ne peut être garanti à l’avance. L’examen et les échanges permettent de préciser ce qui paraît envisageable dans votre situation, ainsi que les limites de l’intervention.

Votre prise en charge au cabinet

La prise en charge commence par une consultation. Nous écoutons ce que vous avez remarqué et depuis quand. Ce qui vous gêne compte aussi : une sensibilité, un aspect, une inquiétude sur l’évolution. L’examen porte ensuite sur la zone concernée et sur l’épaisseur et la hauteur de la gencive. Il s’étend à l’état de l’ensemble de la bouche. Il aide à rechercher les facteurs qui ont pu contribuer au retrait.

Ce que montre l’examen vous est expliqué. Les réponses envisageables le sont aussi, avec leurs limites : une surveillance, une action sur les facteurs en cause, une greffe. Lorsqu’une greffe est retenue, le déroulé de l’intervention et les consignes qui l’accompagnent vous sont exposés avant toute décision. Un suivi adapté à la situation peut être proposé ensuite, pour évaluer l’évolution de la zone concernée. La décision se prend avec vous, en tenant compte de ce que vous en attendez.

Questions fréquentes sur la greffe de gencive

Une greffe de gencive, est-ce la même chose qu’une greffe osseuse ?

Non. Ce sont deux interventions distinctes qui concernent deux tissus différents. La greffe de gencive porte sur les tissus qui recouvrent l’os et entourent les dents. La greffe osseuse vise à augmenter le volume disponible dans l’os de la mâchoire, en vue d’un projet implantaire. Elles ne répondent pas aux mêmes situations.

La gencive peut-elle repousser toute seule ?

Une gencive qui s’est retirée ne revient pas spontanément à sa position d’origine. En revanche, prendre en compte les facteurs qui ont pu y contribuer vise à limiter l’évolution de la situation. Une récession stable ne nécessite pas toujours d’être traitée.

Est-ce uniquement esthétique ?

Pas nécessairement. Une racine exposée peut être sensible, car sa surface n’est pas constituée de la même manière que la partie habituellement visible de la dent. Selon la situation, l’objectif peut être protecteur, esthétique ou associer les deux. Ce point se précise lors de l’examen.

D’où vient le tissu greffé ?

Plusieurs possibilités existent selon les situations, et le choix se discute avec vous au moment du projet. C’est un point que vous pouvez aborder librement lors de la consultation.

Faut-il changer sa façon de se brosser les dents ?

La technique de brossage fait partie des éléments évalués. Selon ce que montre l’examen, une adaptation peut être proposée, et elle peut être réexaminée par la suite. Le geste qui convient dépend de votre bouche et de la zone concernée, ce qui se précise lors de la consultation.

Prendre rendez-vous à Bordeaux pour une gencive qui se retire

Une dent qui semble s’allonger, un collet devenu sensible, ou une gencive dont vous trouvez qu’elle a changé. L’examen permet d’évaluer l’état de vos tissus et de rechercher ce qui a pu contribuer au retrait. Il permet aussi de vous exposer ce qui est envisageable : une surveillance, une action sur la cause, ou une greffe. Les Drs Contrepois, Darses, Zaballos Alonso, Matehau et Aumailley vous reçoivent au Cabinet dentaire DEC, rue Esprit des Lois, à Bordeaux. Nous en parlerons ensemble avant toute décision.

Appelez-nous au 05 57 10 79 57 ou écrivez-nous par le formulaire de contact.